Les armes de NOTRE combat III…

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Paul écrit à la fin de sa vie : « J’ai combattu le bon combat, j’ai gardé la foi. » Son combat était effectivement contre des influences dans les sphères spirituelles et ses armes étaient spirituelles (renverser hauteurs, forteresses qui s’élèvent contre la connaissance qui nous vient de Dieu et amener toute pensée à l’obéissance de Christ), mais l’enjeu du combat était la foi. Ces textes montrent, démontrent que le combat est intérieur, que l’ennemi est dans la sphère spirituelle (immatérielle) et que la cible, enjeu de ce combat, est notre foi.

Paul écrit au Romains que la foi vient de ce que l’on entend, ce que l’on entend de la parole de Dieu » (Romains 10:17). Bibliquement, la parole de Dieu n’est pas la Bible. La Bible n’est pas mentionnée comme étant la parole de Dieu, mais comme les Ecritures. La parole de Dieu est dès le commencement, elle est vivante ; Dieu a créé par elle… la parole de Dieu est l’expression de Dieu (un billet sera dédié à ce thème). La foi ne vient donc pas de ce qu’on lit de la Bible (Bible ou commentaire biblique), ni de ce qu’on entend de la Bible (lecture, prédication, enseignement) mais de ce qu’on entend de la parole de Dieu intérieurement.

Si la foi est la cible, l’objectif privilégié sera de nous empêcher d’entendre ; et si, cas échéant, nous avons entendu, l’objectif sera « d’attaquer » ce que nous avons entendu. Le juste vivra par la foi, c’est à dire par ce qu’il entendra de Dieu. Les œuvres de la foi, la marche par la foi c’est tout simplement obéir à ce qu’on a entendu, rendre concret ce qu’on a entendu. Garder la foi, c’est conserver, garder ce qu’on a entendu ; c’est surmonter ce qui vient contredire ce qu’on a entendu.

Les forteresses se construisent au fil des années ; elles peuvent être d’incrédulité, de crainte, de fausses connaissances tirées de nos expériences, de notre éducation, de nos mémoires, des faux enseignements ou de fausses déductions de certains faits. La vie est faite de circonstances qui s’enchaînent, certaines circonstances nous rendent plus sensibles, révèlent nos fragilités, « prouvent » nos a priori et participent à la construction de ces forteresses. Les hauteurs sont les manifestations de notre orgueil prétendant savoir et prenant de haut toutes nouvelles informations. Ces forteresses et ces hauteurs servent de récepteurs à des influences spirituelles extérieures qui émettent leurs suggestions pour qu’on s’y soumette. Si l’émission frappe à la porte, si elle trouve un écho intérieur qui lui ouvre (un complice de la même nature, une pensée en pleine accord), elle peut vite se transformer en pensée contraignante. La bible dit que la tentation est amorcée dans le cœur. C’est pour cette raison que Paul dit que tout homme soit déclaré menteur et Dieu déclaré vrai. Le combat de la foi est ce combat contre tout ce qui vient contredire cette information intérieure, tant nos raisonnements que ce que les sens nous témoignent. C’est pour cette raison que Paul oppose la marche par la foi à celle des sens.

Le doute est une foi vacillante ; l’incrédulité, d’un point de vue étymologique grec, est l’absence de foi. Avec le doute, la foi, telle une flamme vacillante, peut amener à s’éteindre. Certains traitent l’incrédulité en chassant l’esprit d’incrédulité ; c’est prendre le combat par le mauvais côté. Deux cas se présentent, soit il n’y a jamais eu de foi spécifique parce qu’il n’y a pas eu de parole intérieure ou de connaissance venant de Dieu et dans ce cas il faut écouter,  soit un raisonnement, une forteresse, une hauteur, s’est élevé contre cette parole de Dieu ou cette connaissance qui nous venait de Dieu et dans ce cas il faut renverser ces choses par l’arme spirituelle par excellence, qui est la repentance. Ce changement de point de vue, de mentalité, de pensée entraîne l’abandon d’un raisonnement mensonger au profit de la vérité. Connaître la vérité nous rend libres, croire des mensonges nous privent de liberté.

Paul, parlant d’une adversité récurrente, la nomme « un messager de satan », un messager de l’adversité qui délivre des messages. Ce n’est pas tant les circonstances ou les épreuves qui jouent les premiers rôles, mais le message qu’elles véhiculent. Si ce message est « amorcé » dans notre cœur, il y trouvera une écoute intérieure, il pourra « prophétiser »… Quels messages reçois-tu dans tes adversités ? messages d’abandon, d’indignité, d’accusation, de culpabilité, de mensonges sur Dieu… ?

Amos 3:3 « Comment deux hommes peuvent-ils marcher ensemble s’il ne se sont pas mis d’accord ? » Quand tu es d’accord avec son message, tu fais un bout de route avec l’adversaire!

L’adversité peut nous faire manquer le but (vraie étymologie du verbe pécher). Pour ce faire trois éléments doivent s’aligner. Je vais l’écrire sous forme d’équation :

Manquer le but = Raisonnements x Circonstances x Sollicitations

Tu ne peux pas combattre, contrôler indéfiniment les circonstances, il y en aura toujours. Tu ne peux pas combattre les sollicitations, ça serait croire qu’un jour tu auras chassé toutes les tentations et réduit à néant le tentateur. Par contre tu peux changer tes raisonnements et être étanche.

Plutôt que de vouloir manipuler l’extérieur, alignons-nous de l’intérieur !

Le combat spirituel n’est pas fondamentalement réagir à ce que « l’ennemi » fait mais agir par rapport à ce que Dieu dit. Question de regard!

Le sujet est loin d’être épuisé, à bientôt.

Stay tuned…

20 Responses to Les armes de NOTRE combat III…

  1. noemie Gerber

    Magnifique!!!
    Merci Patrick!

    • Paddy

      Merci Noémie, la super maman
      Une petite bise à ma copine

      • noemie Gerber

        Merci pour elle :) elle a hâte de te rencontrer!
        Merci encore pour les encouragements que tu transmets au travers de tes billets! Ça tombe vraiment bien pour nous en ce moment par rapport au combat qu’on doit mener!

  2. Jean Marc

    Merci Patrick pour cet éclairage
    Sois béni ainsi que ta famille

    • Paddy

      Merci Jean-Marc

  3. Coralie

    Bonjour Patrick,

    Il y a 5-6 ans tes enseignements ont été déterminants dans ma marche spirituelle. C’est grâce à cela que j’ai pu sortir de Babylone et surtout éjecter Babylone de moi ! Vaste chantier toujours en cours mais je bénis Dieu pour le chemin déjà parcouru. Les choses anciennes sont définitivement passées !

    Je suis très heureuse de te « revoir » à travers les vidéos avec Thierry. Je ne suis pas du genre à flatter mais il est bon d’encourager quand il le faut. J’aime ta simplicité et ton amour qui m’amène à me remettre encore en question, à aimer comme Christ aime. Cela vient du coeur de Dieu et tout en moi dit un grand AMEN !

    Que de nombreuses forteresses de pensées tombent à travers ce que tu véhicules (et pas seulement ce que tu écris ou dis) ! L’Église du Seigneur en a tant besoin… Je pleure de toutes ces divisions et jugements stériles… On peut réellement se tromper d’ennemi !

    Demeure sous la bénédiction de notre Père éternel avec toute ta famille.

    • Paddy

      Merci

  4. Bonjour Patrick,
    « Tu ne peux pas combattre les sollicitations, ça serait croire qu’un jour tu auras chassé toutes les tentations et réduit à néant le tentateur. Par contre tu peux changer tes raisonnements et être étanche. »

    Tout à fait raison. Ca, Dieu me la révélé y’a pas longtemps. Plutôt que de se débattre pour éviter les tentations par de vains contournements et évitements (touche pas ci, regarde pas ça, fais pas ça etc), Dieu veut que nous soyons étanche à la tentation. C’est à dire regarder l’ennemi dans les yeux pendant qu’il nous tente et l’envoyer « bouler » naturellement … Comme Jésus l’a fait dans le désert. Je pense aussi, que si certaines choses, sont encore une occasions de chutes ils faut alors s’en éloigner. Même si les chutes ne condamnent pas. C’est aussi une question de bons sens et d’équilibre.
    Donc, une fois tous les récepteurs cassés en nous, la chair et l’âme s’aligne sur l’esprit alors?

    • Paddy

      « Donc, une fois tous les récepteurs cassés en nous, la chair et l’âme s’aligne sur l’esprit alors? »
      Je dirai plutôt l’esprit transcendre la chair et l’âme. Je ne crois pas personnellement à un alignement automatique.

    • Paddy

      « Donc, une fois tous les récepteurs cassés en nous, la chair et l’âme s’aligne sur l’esprit alors? »
      Je dirai plutôt l’esprit transcende la chair et l’âme. Je ne crois pas personnellement à un alignement automatique.

  5. Super d’avoir des billets plus régulièrement. Ca manquait ! (surtout quand on ne fait plus Hélikia ;) ).
    Merci Patrick pour ce que tu apportes, sur ce blog et ailleurs !

    • Paddy

      Merci Claire, et oui je m’y remet

  6. Jean Marc

    Bonjour Patrick,
    A moins que je n’ai pas la bonne version des écritures, car on nous dit toujours que la foi vient de la parole de Dieu, mais c’est pas ce qui est écrit.
    Il est écrit que:
    La foi vient de la parole de Christ ce qui n’est pas pareil si Christ en nous.
    Soyez bénis

    • Paddy

      Hello Jean-Marc
      Les versions de Bible qui ont « la parole de Christ » ont choisi de traduire à partir des textes dits minoritaires. La majorité des manuscrits grecs, araméens et premières versions latines ont  » parole de Dieu ». Je comprends ta remarque
      Maintenant où est Dieu? En nous!
      Donc où parle-t’il? En nous!
      Et par qui parle-t’il? Par Christ!
      La boucle est faite :)

      • Franck

        Un détail important : le (les) textes minoritaire ont en grec ;
        « le rhéma (parole) de Christ »,
        se qui étymologiquement
        n’est pas cohérent. Il aurait été plus compréhensible s’il y était écrit « le logos (parole) de Christ. Se qui prouve encore une fois que les textes minoritaires sont des textes reconstruit, et non véritable.

  7. Jean Marc

    Merci Patrick pour tes précisions
    Au sujet des versions tu préfères la second 21 ou là semeurs?

    • Paddy

      Pour être honnête, ni l’une ni l’autre. la première n’apporte pas grand chose de nouveau par rapport à ce qui se faisait, la seconde a un très bon ancien testament mais le nouveau est d’un non-charismatique prononcé.
      Pour la littéralité j’aime bien la Darby, mais assez indigeste.
      Pour le style j’aime bien la parole vivante, mais piégeante par endroit.
      Au niveau des évangiles j’aime bien la calame (araméen) et la Jeanne d’Arc (très bonne traduction)
      au niveau notes j’aime bien la NBS et aussi (j’entends d’avance certains grincer des dents) la bible d’étude des témoins de Jéhovah. pourquoi ces deux versions? pour la première j’aime l’exploration hors texte biblique pour la seconde j’aime les allusions à la LXX et à la Peschitta. Je tiens à dire qu’à part quelques versets orientés pour coller à une doctrine, le reste reste une traduction sérieuse.

      Maintenant perso, je lis beaucoup la Bible en anglais, j’ai plusieurs bonnes versions complémentaires.

      • Jean Marc

        Merci pour tous ces details

  8. Super article! Un petit coucou Paddy,
    bénédictions dans ta maison! Nous espérons vous revoir bientôt ;-))

    • Paddy

      Hello Thomas
      Merci, bises à vous deux

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