Cap Hesychia

Une école d’intériorité

 

Tout d’abord, qu’est-ce que l’hesychia ?

Hesychia (prononcé hésikia) est un terme grec qui signifie : repos, calme, silence, sérénité, quiétude.

Au troisième siècle, l’hésychasme est le nom de la recherche de l’hesychia ; c’était une pratique spirituelle reposant sur la possibilité pour l’homme d’atteindre l’union avec Dieu et d’être déifié.

C’est là, selon la spiritualité hésychaste, le sens de l’humanité et la raison de l’incarnation de Dieu : « Dieu s’est fait homme, pour que l’homme puisse devenir Dieu », selon une parole d’Athanase.

Elle vise la paix de l’âme ou le silence en Dieu. Elle provoque donc une écoute et un regard intérieurs, et de ce fait un changement complet de vision des choses.

Suivant les traditions, les époques et les lieux cette pratique peut s’appeler hésychasme, oraison du cœur, oraison mentale, quiétisme, intériorité.

 

Et pourquoi Cap Hesychia ?

Parce que le mot « cap » véhicule beaucoup de concepts :

1. « Mettre le cap vers » c’est aller en direction de, c’est entamer un voyage, c’est un objectif.

2. « Tenir le cap », c’est persévérer, aller jusqu’au bout, ne pas dévier.

3. « Franchir un cap », c’est atteindre quelque chose. La notion de « cap » véhicule donc des notions de voyage, de persévérance et de réalisation.

4. CAP peut être l’anagramme de Chercher, Acquérir, Pratiquer. C’est à cela que nous allons consacrer ce moment à part.

5. Enfin de manière plus légère nous avons l’expression enfantine « cap ou pas cap ? » Nous allons prouver, déjà à nous-mêmes, que nous sommes « cap » d’entamer notre démarche, de la poursuivre et de nous laisser transformer. L’hesychia n’est pas réservée qu’aux autres ou à une élite.

 

La genèse de ce projet

« Ce projet est né d’une expérience qui a bouleversée ma vie, une expérience qui, en termes d’impact, est la plus significative de ma vie. Elle l’a transformée de fond en comble et lui a donné un nouveau sens. J’en ai rêvé toute ma vie et maintenant j’y entre ! Cette expérience je l’ai vécue il y a bientôt trois ans ; je l’ai éprouvée, communiquée, vue agir dans la vie d’autrui et, aujourd’hui, je veux la partager à plus grande échelle, au sein d’une structure qui favorise le partage, l’échange et l’expérience. »

 

Le cadre du projet

Cap Hesychia est une branche de l’association Helikia.

Helikia propose une formation à l’année fondée sur l’engagement, a raison d’un week-end par mois de septembre à juin. Les places sont limitées et sont attribuées sur candidature.

Pour Cap Hesychia, c’est sans candidature et ce n’est pas un engagement à l’année ; ce séminaire est ouvert à toute personne interpellée par la notion d’intériorité, quel que soit son arrière-plan.

 

Le séminaire

 

L’orateur

Patrick Fontaine. Après une jeunesse tourmentée, tiraillé entre un attrait et une pratique de l’occulte, une passion pour les arts martiaux et une descente dans l’univers de la drogue et de la violence, il arrive au bout de lui-même.

Par une convergence de circonstances, il fait une expérience extraordinaire et concrète avec la foi en 1983 qui le transforme radicalement et en fait un disciple de Jésus. C’est le commencement d’une quête spirituelle.

Durant plusieurs années, il est pasteur, enseignant, auteur et conférencier international. Malgré le succès apparent de son activité, il garde néanmoins une soif que rien ni personne n’a pu étancher. Il continue sa quête, d’expériences en approfondissements et il chemine jusqu’au jour où tout bascule ; sa soif est enfin étanchée et il a trouvé sa source.

Il est maintenant à la fois responsable d’un centre de formation spirituelle et acteur social dans le milieu des addictions car pour lui une véritable foi provoque un service pratique en s’ouvrant aux autres et en leur manifestant de l’amour.

Il pratique et enseigne le cheminement intérieur appelé « oraison » par les catholiques, « hésychasme » par les orthodoxes, « méditation ou contemplation » par d’autres. Le nom étant peu important comparé à la pratique et à ses fruits.

Patrick nous emmènera à la découverte et à la mise en application des lois spirituelles immuables qui président au bon fonctionnement de l’être humain dans une approche non religieuse basée sur la foi et l’expérience personnelle directe.

 

Le programme

Le thème abordé peut se résumer à ce titre : Le voyage intérieur, se reconnecter à la source. Pourront se développer aussi, selon l’interactivité, des thèmes périphériques comme :

- Le fonctionnement spirituel de l’être humain et sa dynamique.

- La foi fondée sur des réalités et non sur des suppositions ou des croyances, la foi hors des dogmes dictés par les traditions.

- L’interaction avec la sphère spirituelle hors des superstitions et des théories.

- La sortie des ornières induites par les schémas de pensées et de croyances toxiques.

- Vivre Dieu (ou le Divin) de manière pratique, efficace, libre, décomplexée et non religieuse.

 

Pour qui ?

Que vous soyez croyant ou non, adepte d’une religion ou d’une spiritualité, athée ou agnostique, quelle que soit votre initiation cultuelle ou culturelle, ces partages vous aideront dans votre cheminement personnel. Ces thèmes ne seront pas développés de manière magistrale, mais laisseront place à la spontanéité et à l’interactivité.

 

Sous quelle forme ?

Des stages de cinq jours, dont l’accueil se fera le dimanche après-midi. Le séminaire démarrera dimanche soir et prendra fin vendredi midi après le repas de midi. Il y aura des ateliers pratiques tous les jours

 

Où ?

Ce séminaire se déroulera dans la Drôme, dans la commune d’Allex, à la maison Saint-Joseph. Nous pourrons jouir des lieux notamment de son superbe parc.

http://www.stjoseph-allex.org

 

Quand ?

Le premier séminaire aura lieu du 8 au 13 avril 2018

 

Tarif ?

Réservé pour les adultes uniquement.

Tarif minimum en hébergement type « dortoir » à partir de 450 euros. D’autres conditions d’hébergement en chambre seront proposées avec leurs tarifs respectifs

Les inscriptions sont limitées à 80 personnes.

Si vous êtes intéressés, veillez remplir complètement le formulaire ci-dessous.

(Pour l’indicatif téléphonique, 33 pour la France, 32 our la Belgique, 41 pour la Suisse si vous venez d’ailleurs renseignez-vous.)

29 Responses to Cap Hesychia

  1. Maillot jean-jacques

    Salut Paddy,
    cela fait un moment que j’attendais!
    « j’y pense et puis j’oublie… » dit la chanson, mais je n’oublie pas le nécessaire pour abandonner le superflue
    le temps d’une chansons, comme disait l’autre!!! Et tout pour la musique de Dieu pendant 5 jours, je suis partant, comme le mistral bien-sur, gagnant!!!!!!!!!
    Certes, une âme de poète normand ce soir, mais une âme qui à soif de Christ.
    Alors à très bientôt Paddy!

    • Paddy

      Top Jean-Jacques, c’est super que tu particpes. Un mistral normand, les temps changent mais en Normandie tout est possible!

  2. SOPHIE

    Je me réjouis de voir ce projet aboutir !
    Quel bonheur de rentrer dans cette nouvelle aventure ;-)
    Très heureuse d’y participer avec Lui, en Lui et par Lui parmi vous tous !!
    Alors à très vite…

    • Paddy

      YES !!!!!!

  3. fred

    Bonjour, je suis véritablement curieux et intéressé par ce stage de 5 jours que vous proposez, mais comment s’inscrit on?
    Merci d’avance
    Fraternellement

    • Paddy

      Bonjour,
      j’ai annoncé les dates et l’ordre de prix pour permettre à ceux qui était intéressé d’anticiper.
      Nous avons pris un peu de retard pour l’élaboration d’un site où l’on pourra s’inscrire.
      D’autres infos vont suivre.

      • fred

        merci , j’attends avec impatience le lien du site:-) j’ai 2 petites questions:
        Est ce que cette phrase résume bien la pratique de l’hesychia : « Que le souvenir de Jésus ne fasse qu’un avec ton souffle et alors tu connaîtras l’utilité de l’hésychia » Saint Jean Climaque. ?

        Comment pouvons nous être sur que cette pratique méditative de la présence de jésus christ soit biblique ? et donc pratiquée par les apôtres par exemple ou jésus? il n’y a que cela qui me questionne un peu à ce sujet dirons nous.

        merci d’avance

        • Paddy

          c’est très dur de résumer l’hesychia, car on peut la prendre sous son angle linguistique, historique. Nous n’irons pas dans le désert pour nous isoler du monde et pourtant les premiers à avoir porter le nom d’hesychastes l’ont fait. Le terme Hesychia montre la destination, le but de ce séminaire. Le présenter comme une école d’intériorité résume très bien.
          Pour la seconde question, il est bien malin celui qui à partir peut établir comment les premiers chrétiens pratiquaient leur vie intérieure. Nous avons surtout au niveau des actes des témoignages d’extériorité. Néanmoins bcp d’exhortation de Jésus, de Paul et de Jean pointent vers l’intériorité.

          • fred

            Effectivement cela n’apparait pas clairement dans les écritures.
            Ce qui est factuel c’est qu’une assise intérieure bien menée amène la paixet fait cesser l’agitation mentale (même si jésus nous dit  » je vous donne ma paix »(par grâce).
            Du coup on peut être tenté de se dire « que nous faisons un travail »(une œuvre) en méditant pour obtenir quelque chose.Mais contrairement au zen, apparemment on se focalise sur le nom de Jésus en lien avec le mouvement respiratoire, alors que dans le bouddhisme japonais c’est être concentré sur rien sauf la respiration et la posture.Ceci étant dit j’ai lu ces dernières heures que les pratiquants orthodoxes de l’hesychasme ne cherche rien avant pendant et aprés leur pratique, sauf la grâce du seigneur.C’est vraiment difficile de se positionner..
            j’ai ressenti , par les tentatives de méditation que j’ai faite, un sentiment de bien être voir même d’immortalité et de recueillement..je ne sais pourquoi, mais en tout cas c’est réel
            il est vrai aussi qu’il y a environ 3 ans j’ai vécu une expérience particulière la nuit.
            Vers 3 h du matin , j’ai reçu un coup violent dans le ventre, je me suis bien sur réveillé et là j’étais sur le dos complétement paralysé. tout de suite m’est revenu le passage dans galates sur l’évangile anathème et j’ai prononcé  » je défendrais l’évangile de jésus christ jusqu’à la mort » et là mes jambes et mes bras se sont déliés instantanément (l’épée)..
            L’évangile de jésus christ c’est croire au sacrifice à la croix,la résurrection, l’aimer , lui obéir, le louer, le prier, prononcer son nom.
            tout cela dans la paix, comme un roc.
            Alors je pense qu’il faut tenter cette expérience, et je le ferai, au nom de jésus ;-)

          • fred

            bonsoir,

            Est ce qu’il vous serait possible de décrire en quelques mots l’expérience que vous avez vécue il y a 3 ans lorsque vous étiez en recueillement intérieur?

            et ce qui vous a conforté dans la pratique de l’hésychasme? de l’intériorité ?

            merci

          • Paddy

            Pas évident de synthétiser en quelques mots. Les mots peuvent être interprété de différentes façons et le de plus les mots ne communique pas l’intensité de l’impact, donc je vais lancer quelque pistes à la volée: je me suis enfin connecté à ma source (je ne parle pas d’une pseudo connexion « par la foi », j’ai enfin trouver la paix (pas la pseudo paix qui n’empêche pas que tu sois agité et en recherche de ce qui te manque) et je l’ai enfin rencontré là ou il est.
            Voilà, ça peut paraître énigmatique, ce n’est pas mon intention mas comme j’ai le l’ai dit, pas facile de résumer tout ça dans un commentaire de blog.
            C’est ce qui sera aborder durant les stages.

          • fred

            C’est vrai qu’il est par moment difficile d’exprimer par des mots ce que l’on vit en terme d’expérience et de ressenti.
            Dieu est insaisissable, on ne peut pas le mettre dans une boite ni anticiper ses jugements ou ses pensées. –Quand vous dites « je l’ai rencontré là ou il est », c’est à dire : dans votre cœur?, dans votre être intérieur? On pourrait dire que c’est un cœur à cœur avec le seigneur?– Ce qui s’entend, à l’époque le grand prêtre ne rentrait qu’une fois par an dans le lieu très saint et encore avec une grande préparation et un pied enchainé. Depuis le sacrifice de jésus, le seigneur a fait sa demeure en nous par la présence de l’esprit saint, si.. nous sommes réellement né d’en haut;
            Dans ce contexte le recueillement intérieur silencieux, par la répétition du saint nom : -Jésus- est un acte de FOI.
            De plus nous sommes moins tenté d’être en prière dites classique, à quémander au seigneur: plus de ceci et plus de cela. c’est LE cœur à cœur dans une sainte relation, une sainte présence ou la grâce est déversée selon son bon vouloir.je recherche bcp à ce sujet et expérimente aussi.
            j’imagine que le monde évangélique doit être bien frileux..
            A ce sujet j’ai eu un long échange avec les 2 pasteurs de mon église ce dimanche. Le principal est un ancien catholique il y a environ 25 ans, et on ne peut pas dire qu’ils « les apprécient » notamment l’institution avec toutes ses dérives doctrinales et les actes de certains prêtres et prélats..
            les catholiques pour certains pratiquent l’oraison et les orthodoxes l’hésychasme. Mon pasteur n’a pas trouvé de doctrine de démons dans cette pratique : quelque soit la posture ou l’harmonisation sur le rythme de la respiration qui n’est qu’un moyen de concentration, et la répétition du nom de jésus qui n’est que la preuve de notre adoration , notre amour pour lui.
            Pour ma part je dis souvent » jésus je t’aime »
            c’est d’ailleurs le commandement le plus important.
            Sur la respiration , il est intéressant de noter que nous respirons de manière automatique , en état de veille ou en dormant et que nous respirons de l’air que nous ne voyons pas; pourtant ces 2 paramètres que nous ne voyons pas (l’air) et dont nous n’avons pas conscience ( la respiration) nous permettre d’être en vie.
            Avoir conscience de sa respiration, c’est aussi avoir conscience que nous sommes en vie..
            Et que le seigneur est : le chemin , la vie et la vérité.
            soyons bénis

  4. GAILLARD Dominique

    Re coucou (hier j’ai tenté un commentaire qui apparemment n’a pas été enregistré)
    Merci pour cette nouvelle approche : elle peut nous rendre encore plus simple notre contact avec le divin quel que soit notre arrière plan, ça j’aime bcp !
    Oui la formule est très intéressante sur le fond, la forme et … l’intériorité, hé hé hé !
    C’est avec plaisir que j’irai. Cependant auparavant je dois vérifier si je peux (disponibilité).
    Tout plein de bonnes choses pour 2018, celles que nous désirons au plus profond de nos cœurs !
    À bientôt et encore merci.

    • Paddy

      A bientôt Dominique et bonne année

  5. On évitera de venir perturber le silence avec notre brochette d’enfants, mais bon cap(s) à tous les participants.
    Ca fait déjà jaser, mais tu t’y attendais ;)
    A bientôt !
    Claire

    • Paddy

      Oh oui, mais ça ne nous arrête pas. Comme si on bougeait pour avoir un consensus! :)
      Souvent ceux qui aime jaser c’est juste à cause d’une incompréhension. Ils sont quand même rares ceux qui sont de mauvaise foi (enfin j’espère).
      Je la sens bien cette aventure.

  6. S’il vous plaît, si possible, faîtes des DVDs vidéos à commander, ou bien une clé USB Hesychia.

    Je suis désormais expatrié.

    Le peu que je reçois (comparé aux chanceux qui peuvent assister en présentiel) grâce à ce blogue, aux livres et aux CDs me fait beaucoup de bien.

  7. Bravo pour le nom, plus encore pour le projet qui devient réalité ! J’attendais cela avec impatience ^_^

    Hesychia évoque aussi pour moi « kardia », le coeur, c’est-à-dire l’intériorité.

    La grande question : comment Jésus sera annoncé pour ceux dont ce n’est pas du tout l’arrière-plan ? Je sais qu’il est l’alpha et l’oméga et que le but c’est que chacun le rencontre personnellement… mais perso malgré des années de méditation zen je ne l’avais pas rencontré car je ne savais même pas qu’il pouvait être en moi!

    Sinon, le désert peut être aussi intérieur:
    Marie-Madelaine DAVY, Le désert intérieur, spiritualités vivantes, 1985 qui traite justement de l’hesychasme des pères du désert mais pour notre temps. Tout un programme…

    • Paddy

      Le but premier n’est pas d’annoncer Jésus, c’est de se reconnecter à la source et rencontrer qui est à la source. Je sais que ça paraît fou mais pourtant….
      J’ai entendu sur Marie-Madelaine Davy mais pas encore eu l’occasion de la lire.
      Pour le désert, Osée dit je l’attirerai au désert et je parlerai à son cœur. L’interiorité Est un voyage ou l’on traverse notre aridité, donc oui, le désert est intérieur.

  8. Pascale

    450 €, ce n’est pas possible pour moi aussi je m’adresse au Seigneur Jésus qui me donne l’eau de la vie gratuitement.

    • Paddy

      C’est exactement ce qu’il faut faire et c’est la seule chose que nous pouvons faire. A noter que nous n’avons jamais prétendu donner de la l’eau de la vie, il n’y a que Jésus qui la donne, et gratuitement.
      Ce que nous proposons n’est pas indispensable pour vivre sa foi donc aucune obligation. Faire un stage de ce style à un cout (nous ne recevons pas les lieux et la nourriture gratuitement donc nous ne pouvons donner gratuitement). il est donc réservé pour ceux qui ont les moyens (de temps et financiers) et qui sont motivés.

  9. Paul Ecclesia

    De plus en plus dur les test de mathématiques ^^
    ReBonjour Paddy,
    Merci encore pour ton ce travail que tu fais pour partager tes découvertes sur la vie intérieure, c’est passionant…
    Une question me vient tout de même qu sujet de cette pratique que tu décris:
    « Au 3ème siècle, l’hésychasme était une pratique spirituelle reposant sur la possibilité pour l’homme d’atteindre l’union avec Dieu et d’être déifié. C’est là, selon la spiritualité hésychaste, le sens de l’humanité et la raison de l’incarnation de Dieu : « Dieu s’est fait homme, pour que l’homme puisse devenir Dieu », selon une parole d’Athanase. »
    Tu cites Athanase, cela veut-il dire que tu adhères à ses thèses ? que cela veut-il dire pour un disciple de Jésus ?
    Ces questions pour arriver à te suivre dans ton cheminement (j’avoue que c’est pas toujours évident :p)

    • Paddy

      Tes deux commentaires me prouvent une fois de plus que les mots ne sont pas suffisants. Ce que tu écris dans ton premier commentaire, c’est ce que je disais depuis pas mal d’année mais aujourd’hui je dis la même chose et ça prend un autre sens. ce qui prouve qu’il ne suffit pas d’avoir les mots justes.
      Pour Athanase, je l’ai seulement cité car pour parler de l’hésychasme historique c’est un personnage clef mais je ne suis pas son disciple. Lui-même a cité Origène et a développé avec sa compréhension. Je ne connais pas tous les écrits d’Athanase. Ça m’arrive de citer aussi Rumi (un musulman), Bouddha, Gandhi… Pourquoi, au travers de citations, rechercher des maîtres à penser? Pour arriver à me suivre dans mon cheminement, ça va être difficile à partir d’interprétation de billet sur le blog.

  10. Bonjour Patrick,

    Le récit de ta conversion m’a énormément réjoui, d’autant plus que je suis né de nouveau à cette même période. Tu as su, de plein de manières, rendre témoignage avec puissance du Salut en Christ que tu avais reçu et qui t’avait délivré. Comme tu le rappelles fort justement un peu plus haut, nous savons tous que le Christ est le Seul qui puisse nous donner de l’eau de la Vie et combler notre soif. Il l’a déclaré au bord du puits à la samaritaine et il l’a proclamé dans le Temple à la foule rassemblée. Il ne nous promet pas un petit filet d’eau, mais ce sont des fleuves d’eau vive qui couleront du coeur de ceux qui croiront en Lui comme le dit l’Écriture. Et tu en as fait la démonstration depuis toutes ces années.

    C’est pourquoi je suis étonné de ta démarche actuelle dont le but premier (selon tes propres mots) «n’est pas d’annoncer Jésus, c’est de se reconnecter à la source et rencontrer qui est à la source.»

    La source de la Vie et de l’amour n’est-elle donc plus en Dieu par le Christ ? Le seul chemin qui mène à cette source n’est-il pas le Christ Lui-même ? Comment serait-il possible d’amener les gens à se reconnecter à cette source divine sans proclamer au préalable que le Christ Jésus est le seul chemin qui les y amènera et que ce n’est que par une transformation intérieure complète par la puissance de l’Esprit de Christ qu’il est possible d’y avoir accès ?

    La connaissance des lois spirituelles et les expériences plus ou moins sensibles que l’on peut faire au travers de ces savoirs peuvent parfois nous éloigner de cette réalité fondamentale : La Vie éternelle consiste à connaître le Père comme seul vrai Dieu ainsi que Celui qu’Il a envoyé : Jésus-Christ son Fils (Jean 17. 3.). Tout cheminement qui prétendrait amener à la source sans passer par le Christ amènera sur des voies de traverses dangereuses, car la Vie véritable est dans le Fils et uniquement en Lui (1 Jean 5. 11 et 21.).

    • Paddy

      Ai-je prétendu qu’il y avait une autre source? Qui a dit que ça serait sans passer par le Christ? est-ce qu’il n’y a au’n format, Est-ce qu’il y a qu’une façon de le présenter? annoncer, vider son chargeur de versets bibliques, faire un appel, prier pour la personne? Que fait-on alors de ceux qui rencontrent Christ avant toute annonce et le découvrent après? leur conversion serait-elle moins vraie? Je reconnais que ma démarche sort des conventions mais les conventions sont des appareils humains qui parfois doivent être dépassés. Il y a ceux qui en parlent et qui invitent et ceux qui emmènent et qui le présentent. :)

  11. Ce qui t’arrive me rappelle un peu ce qui s’est passé à La Barque à Lausanne (en Suisse) dans les années ’70. J’imagine que tu connais l’histoire.

    • Paddy

      Ben non, je connais pas, jamais entendu parler de la Barque de Lausanne

  12. Pour résumer l’histoire, La Barque à Lausanne c’était au tournant des années 70/80 un endroit pour annoncer l’évangile dans les milieux hippies et accueillir ceux qui recevaient le salut. Dans cet endroit, les gens qui étaient touchés par la Bonne Nouvelle du salut en Christ arrivaient à décrocher de la drogue et formaient alors une assemblée fraternelle. Mais au bout de quelques temps les vies personnelle et les relations dans le groupe commençaient à poser problème sans que les responsables n’arrivent à en comprendre la cause. Il y avait pourtant des réunions très vivantes, pleines de louanges par l’Esprit et d’actions de grâces, mais rien ne semblait progresser.

    Après avoir beaucoup prié et partagé ensemble à ce sujet ils en arrivèrent à la conclusion qu’il leur serait utile de recevoir l’avis d’un regard extérieur sur ce qui se passait ici et ils trouvèrent l’opportunité d’inviter une chrétienne qui était également psychologue pour observer leur vie communautaire et personnelle. Après quelques temps d’études approfondies, elle leur fait part de ses conclusions :

    Les junkies qui faisaient partie de cette église avaient réellement fait une rencontre libératrice avec le Seigneur, mais qui n’avait malheureusement pas changé leurs schémas de fonctionnements charnels. La seule différence c’est que l’Esprit de Jésus avait remplacé leur trip aux produits illicites. D’une certaine façon, ils se défonçaient au Saint Esprit de la même manière qu’ils se défonçaient à la drogue avant d’être convertis. Ce qui, pour voir le côté positif, les libérait heureusement des sinistres effets secondaires des drogues. Mais il a bien fallu constater que la défonce à coup de parlés en langues et de louanges répétitives sur des rythmes entraînants n’avaient pas réussi à produire en eux une véritable transformation de leur schémas de pensées (selon Romains 12. 1 et suivants.) : leur addiction au Saint Esprit était exactement de même nature qu’avant leur conversion, lorsqu’ils étaient accros aux drogues. Pourtant l’Écriture est formelle : la où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté, ce qui est diamétralement à l’opposée à toute forme d’addiction !

    En conclusion, ce qui les a transformés intérieurement et amenés à plus de maturité en Christ, ce ne sont pas des expériences mystiques plus fortes ou plus profondes, mais la mise en oeuvre d’un enseignement vivant qui leur a enfin permis de prendre conscience de la direction libératrice de l’Esprit qui était à l’oeuvre en eux. En jargon évangélique, on peut appeler ça reconnaître et accompagner l’action sanctificatrice du Père, par le Fils, dans l’Esprit, qui met à mort le « vieil homme qui se corrompt par des convoitises trompeuses » et permet ainsi de « revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.  » (Eph. 4. 20-25.).
    Ainsi, ils n’étaient plus addicts aux expériences mystiques, mais ils étaient entrés dans la liberté d’aimer et de rendre gloire à Celui qui, par sa mort et sa résurrection les entraînait à sa suite dans son cortège triomphal…

    • Paddy

      Intéressant et très instructif, merci.
      Avec ces lumières je peux dire: Non ce n’est pas comme ce qui s’est passé à la Barque.
      Nous sommes à des années lumières de ce concept.

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